Serena prend tout
Sans pitié pour son aînée qu'elle avait déjà délestée de son trophée à Wimbledon, Serena Williams a conclu sa saison 2009, commencée en fanfare en Australie, en beauté dimanche à Doha. A ses deux victoires en Grand Chelem, l'Américaine, qui attaquera l'année 2010 avec le dossard de n°1 mondiale, a ajouté le Masters, finale de la saison qu'elle a remportée en deux sets (6-2, 6-4) aux dépens de la tenante du titre, sa soeur Venus...
N°1 mondiale, victorieuse de deux Majeurs et du Masters, Serena Williams a vécu une belle année 2009. (Reuters)
Non contente d'avoir signé sa plus belle saison depuis 2003 et ses trois titres du Grand Chelem (Australie, Wimbledon, Roland-Garros), Serena attaquera l'année 2010 avec la pancarte de n°1 mondiale, une première depuis 2002. Un statut qu'elle a assumé lors de cette 23e confrontation fratricide, une rencontre beaucoup moins disputée que celle qui les avait opposées lors de la phase de poules et déjà remportée par la plus jeune (5-7, 6-4, 7-6). D'entrée, Serena met la pression sur l'engagement de sa soeur, celle-ci craquant sur son deuxième jeu de service. Très solide à l'inverse derrière sa première comme sa seconde balle au point de ne perdre que quatre points sur son engagement, la cadette des Williams réussit un double-break à 4-2 pour remporter cette première manche en une demi-heure (6-2).
Avantage Serena
Entre une Serena, bandée à la cuisse gauche, et une Venus touché au genou gauche, cette finale est loin d'atteindre des sommets, si ce n'est de fautes directes de part et d'autre. Le pourcentage de points gagnants tombe au plus bas dans une deuxième manche qui verra aucune des deux joueuses se procurer la moindre balle de break. Le jeu décisif est inévitable, un exercice que Serena n'a perdu qu'une fois face à sa soeur lors de leurs six dernières fois. Celui-ci n'échappe pas à la règle : Venus abandonne son premier engagement d'entrée puis voit sa cadette se détacher à 3-0, puis 4-1 sur une énième double-faute. Un ace, puis un coup gagnant et Serena peut lever les bras, victorieuse de son premier tournoi hors Grand Chelem depuis Charleston en avril 2008.
"Jouer Venus en finale est toujours difficile", a commenté après coup Serena qui retrouvera son rang de n°1 mondiale dès lundi. "Même si elle ne se sentait pas très bien, elle s'est battue sur toutes les balles. Je ne peux pas vous dire à quel point c'est frustrant." On imagine mieux la frustration de Venus mais cette dernière, bonne joueuse, reconnaîtra la supériorité de sa cadette qui mène désormais 13-10 dans leurs confrontations directes.





Ces
Français en finale de Grand Chelem