Nadal devra patienter
A peine assuré de détrôner Roger Federer, Rafael Nadal a enregistré cette nuit son premier revers depuis près de trois mois, surpris par Novak Djokovic en demi-finale du Masters de Cincinnati (6-1, 7-5). Une défaite qui repousse la consécration du Majorquin au 18 août prochain. Son bourreau se mesurera au Britannique Andy Murray en finale.
Rafael Nadal ressentirait-il déjà la pression du n°1 mondial? (Reuters)
Novak Djokovic a donc tranché pour lui, en dominant nettement le Majorquin (6-1, 7-5), sans avoir eu véritablement à forcer son talent. Invincible depuis le 7 mai dernier et son entrée en lice calamiteuse dans le Masters de Rome, face à son compatriote Juan Carlos Ferrero - soit une série de 32 victoires consécutives - Rafael Nadal n'a jamais semblé dans le rythme de cette seconde demi-finale du tournoi de Cincinnati. Mené 5-0 après seulement 19 minutes de jeu, l'Espagnol s'est tout juste efforcé de sauver l'honneur dans la première manche avant de la concéder après 26 minutes d'un duel à sens unique.
"Personne n'est imbattable"
A cet instant du match, il est une statistique qui trahit l'indigence du jeu proposé par le futur n°1 mondial: Rafael Nadal souffre alors cruellement de la comparaison avec son adversaire en terme de coups gagnants (11-2). Plus combatif par la suite, le prodige de Manacor ne parviendra pas pour autant à lire davantage le jeu de son opposant, et notamment son service. Avec une seule balle de break non convertie dans le sixième jeu du deuxième set à son actif et 47% de points remportés sur sa seconde mise en jeu - contre 76% en faveur de Djokovic - Nadal n'aura de toutes façons pas l'opportunité de revenir dans le match.
A contrario, Novak Djokovic ne manquera pas de porter l'estocade quand, dans le 11e jeu du deuxième acte, sa proie lui laissera deux balles de break, pour une troisième conversion en quatre occasions. "Je joue de manière beaucoup plus réfléchie et mes résultats vont évidemment être meilleurs chaque année", s'enthousiasmait le Serbe après coup, non sans lâcher un "personne n'est imbattable" lourd de sens. Alors qu'il restait sur une série noire de trois revers face à Rafael Nadal, l'intéressé confirme là qu'il est un redoutable client sur dur, un revêtement sur lequel il a déjà dominé le Majorquin quatre fois en six confrontations.
Vainqueur de l'Open d'Australie en début de saison, mais aussi sacré à Rome et Indian Wells, l'élève de Marian Vajda tentera de soulever ce dimanche son quatrième trophée de l'année aux dépens de l'Ecossais Andy Murray. Un adversaire qui a eu sa peau la semaine passée en quart de finale du Masters de Toronto (6-3, 7-6). Nul doute que Novak Djokovic, le scalp du n°1 mondial en poche, sera cette fois plus difficile à manoeuvrer.






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