Federer prend de la hauteur
Face au géant croate Ivo Karlovic (2,08 m) qu'il rencontrait pour la sixième fois, Roger Federer n'a pas eu le vertige à Rome. Le numéro 1 mondial, auteur d'une entrée en lice solide contre Guillermo Canas, a gardé le rythme, jeudi en huitièmes de finale, pour l'emporter 7-6, 6-3. Avec pour l'heure une seule défaite concédée cette saison sur terre battue (contre Nadal en finale à Monte-Carlo), le Suisse a retrouvé ses automatismes. Novak Djokovic a dû, quant à lui, lutter 2h42' pour se débarrasser du Russe Igor Andreev (6-3, 3-6, 6-3).
Federer a poussé Karlovic dans les cordes (Reuters). Vainqueur à Estoril, un tournoi qui lui a permis de relever la tête après sa défaite concédée en quart de finale à Miami face à Andy Roddick, la star suisse enchaîne aujourd'hui les victoires et les séances d'entraînement musclées. S'estimant en parfaite condition physique après avoir nettement dominé lors de son entrée en lice l'Argentin Guillermo Canas, le protégé de José Higueras a su contrer cette fois la puissance de frappe du géant Croate Ivo Karlovic (2,08 m). Un adversaire qu'il rencontrait pour la sixième fois, après avoir remporté les cinq premières confrontations. A 6-5 en sa faveur dans le premier set, le Suisse se voyait offrir la possibilité de boucler la manche. Mais Karlovic frappait un ace rageur (son huitième à ce moment précis), poussant ainsi le numéro 1 mondial à disputer un jeu décisif quelque peu dangereux.
Djokovic tire la langue
Sans s'inquiéter, l'homme aux douze titres du Grand Chelem se détachait 5 points à 3, puis 6-4 pour se procurer deux balles de set. La première sera la bonne, sur un passing que le Croate ne parvenait pas à stopper.
Toujours aussi appliqué en dépit d'un pourcentage de premières balles décevant (58% sur l'ensemble du match), Roger Federer trouvait à nouveau la faille à 2-2 pour réaliser un break crucial. Menant la danse avec autorité (4-2 puis 5-3), l'Helvète concluait sur les chapeaux de roue en s'emparant une dernière fois du service du Croate pour remporter la partie (6-3). "J'ai la sensation d'avoir retrouvé les bons rails comme si rien ne m'était arrivé", avait ainsi expliqué mardi le patron du circuit dans les colonnes de L'Equipe. Un message à l'encontre de Radek Stepanek, son adversaire des quarts de finale, qu'il a dominé à quatre reprises en cinq face-à-face sur le circuit principal.
Novak Djokovic, de son côté, devra mettre l'accent sur la récupération. Car le Serbe a dû s'arracher pour venir à bout d'Igor Andreev. Tête de série numéro 3, le lauréat de l'Open d'Australie ne s'est imposé qu'après une âpre lutte de 2h42' longue trois sets (6-3, 3-6, 6-3). Le voilà désormais face à Nicolas Almagro, qui a bénéficié du forfait du finaliste de l'édition 2007, Fernando Gonzalez, touché à la jambe droite. Côté américain, la journée aura été belle avec les qualifications de James Blake (vainqueur de Verdasco 5-7, 7-5, 6-2) et Andy Roddick (trop fort pour l'Italien Simone Bolelli (7-6, 6-3). Roddick qui a dû patienter longtemps avant de connaître l'identité de son futur adversaire: Tommy Robredo. L'Espagnol a en effet lutté 2h41' pour se défaire des griffes de Nikolay Davydenko en trois sets (4-6, 6-2, 7-6).





Ces
Français en finale de Grand Chelem
