Un Mondial, dix stars
Vitrine du rugby, la Coupe du monde 2007, dont le coup d'envoi sera donné vendredi au Stade de France par un alléchant France-Argentine, sera une fois encore l'occasion de s'emparer des phénomènes de la planète ovale. Du Français Sébastien Chabal à l'Italien Sergio Parisse en passant par l'Argentin Juan Martin Hernandez ou l'ailier samoan Alesana Tuilagi, voici une revue non exhaustive des dix joueurs qui vont faire ce Mondial 2007. Dix hommes à ne pas quitter des yeux pour vivre pleinement l'événement.
Sébastien CHABAL
France, deuxième ligne, 29 ans
Il aura suffi d'un tampon monstrueux, en juin, sur le Néo-Zélandais Ali Williams, mâchoire cassée et Mondial oublié, pour que la planète rugby s'empare du phénomène Chabal. Aujourd'hui, le protégé de Philippe Saint-André à Sale, promu en deuxième ligne par Bernard Laporte, fait le bonheur des gazettes mondiales dans lesquelles il collectionne les surnoms, de «The Caveman» à «Raspoutine» en passant par «Attila», «L'Anesthésiste» ou encore «SeaBass» pour son look de barbare (barbe et cheveux longs) et sa propension à hacher menu ses adversaires. S'il devrait commencer les rencontres sur le banc des remplaçants, c'est pour mieux profiter de la fatigue des défenses adverses et imposer son physique de déménageur. Attention à la casse !
Juan Martin HERNANDEZ
Argentine, ouvreur, 25 ans
Il a dans les mains ce que Zinedine Zidane possède au bout des pieds: du génie. L'homme à tout faire de la sélection argentine, qui peut jouer aussi bien à l'ouverture qu'à l'arrière voire même au centre ou à l'aile, pourrait être la grande révélation de ce Mondial et ce, au grand dam de l'équipe de France, premier adversaire des Pumas vendredi en ouverture de la Coupe du monde. Capable de déstabiliser n'importe quelle défense d'un crochet dévastateur ou d'un coup de pied millimétré,
El Mago (le magicien) est aussi précieux sur un terrain qu'il est discret dans la vie. Et si le Stade Français, qui l'a repéré en 2003 en Argentine où il évoluait en deuxième division, l'a prolongé jusqu'en 2009, certains clubs anglais, dont Leicester, sont déjà prêts à lui offrir un pont d'or pour lui faire traverser la Manche. Un engouement qui ne devrait que s'accroître au fur et à mesure de la compétition...
Jonny WILKINSON
Angleterre, ouvreur, 28 ans
La victoire historique de l'Angleterre en 2003 en Australie, c'est lui. D'une précision implacable au pied, l'ouvreur de Newcastle avait mené le XV de la Rose à la consécration mondiale il y a quatre ans. Depuis, le joyau de la Couronne a perdu de son éclat. La faute à des blessures à répétitions, une douzaine au total (genou, épaule, cheville...), qui l'ont conduit à passer plus de temps à l'infirmerie que sur un terrain de rugby. De nouveau touché à la cheville lors d'un entraînement mardi, Wilko manquera le premier match de l'Angleterre, samedi, contre les Etats-Unis. Mais, aussi solide mentalement qu'il est fragile physiquement, l'Anglais promet de se relever de cet énième coup dur pour défendre au mieux son titre de champion du monde.
Schalk BURGER
Afrique de Sud, troisième ligne, 24 ans
Une crinière blonde posée sur 110 kilos de muscles pour culminer à 1m93, Schalk Burger est un monstre de puissance qui s'est fait une spécialité de découper les attaquants adverses. Elu meilleur joueur du monde en 2005, le Sud-africain a frôlé la catastrophe le 17 juin 2006 quand, au lendemain d'un match contre l'Ecosse, il ressent des picotements dans un bras. Le verdict tombe tel un couperet: cervicales touchées, il est contraint de passer sur le billard. Alors que sa carrière est un temps menacée, le «Requin blanc» renoue avec la compétition en février dernier avec sa province des Western Stormers. Et retrouve vite sa réputation de guerrier qui ne passera pas inaperçu lors du Mondial.
Stephen LARKHAM
Australie, ouvreur, 33 ans
Il forme avec son compère George Gregan, la charnière la plus expérimentée du monde, cumulant à eux deux pas moins de 235 sélections sous le maillot australien ! A 33 ans, Stephen Larkham va vivre sa dernière Coupe du monde, la troisième de sa carrière, avant de prendre une semi-retraite en Ecosse. Joueur à l'ancienne, de cette génération qui faisait encore la part belle à l'intelligence devant le physique, l'ouvreur australien, qui va fêter sa 100e sélection contre le Japon, n'aborde cependant pas la compétition comme une tournée d'adieu mondiale. Il vise tout simplement une deuxième coupe Webb-Ellis après la victoire des Wallabies en 1999 contre... la France.
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