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Disciplines
Le 24/08/2008 à 18:00 Par Régis AUMONT
De Sports.fr
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Une équipe en or

Favorite du tournoi, l'équipe de France aura donc assumé son statut tout au long de la quinzaine olympique. Encore impressionnants de facilité en finale face à l'Islande lors du dernier jour des 26e JO, les « Experts » auront survolé les débats lors de l'ultime journée au point de ne pas perdre un seul de leur huit matches à Pékin. La génération dorée des Karabatic, Narcisse et autres Abalo est bel et bien arrivée à maturité.

Les 15 Français posent pour l'éternité à Pékin. (Reuters) Les 15 Français posent pour l'éternité à Pékin. (Reuters)
"Le rêve d'une vie", comme l'explique Nikola Karabatic. Dimanche, à Pékin, les Français ont décroché leur Graal en se parant du seul grand titre international qui manquait encore au handball tricolore. Si les Bleus ont connu deux titres mondiaux (1995 et 2001) et un sacre européen (2006) depuis que les « Bronzés » ont prouvé à la terre entière lors des Jeux de Barcelone en 1992 que le handball se jouait aussi dans l'Hexagone, jamais une équipe française n'avait réussi à remonter sur un podium olympique. Ces Bleus-là, les « Experts », l'ont donc fait en prenant place sur la plus haute marche, le jour de la clôture des 26e JO de l'histoire. Un succès mérité tant la génération présente en Chine regorge de joueurs de talents qui savent se mettre au service du collectif chaque fois que l'occasion de porter haut les couleurs de leur pays leur est offerte.

La joie de cette bande de copains au coup de sifflet final ce dimanche explique à elle seule les valeurs véhiculées par ces quinze hommes en bleu, auxquels il ne faut pas oublier d'ajouter ceux qui ont participé de près ou de loin à la préparation et bien sûr le staff dirigé d'une main de maître par Claude Onesta qui avait su, il y a six ans, prendre le relais de son illustre prédécesseur Daniel Constantini avec la réussite qu'on connaît. Venue à Pékin avec l'objectif minimum de ramener une médaille, cette équipe de France, qui n'avait pas manqué un seul dernier carré depuis son échec d'Athènes, a répondu présent, mettant fin au mal récurent qui avait frappé les favoris français depuis le début des Jeux. "Tout le monde attendait que l'on soit champions olympiques, on a réussi à le faire", martelait Jérôme Fernandez sur le plateau de Canal+, le bras droit dans le plâtre, mauvais souvenir du premier match face aux Croates, mais la médaille d'or autour du cou.

Karabatic: "Ce titre est mérité"

Pour conquérir ce métal si prisé, les partenaires d'Olivier Girault ont réalisé deux semaines parfaites, récitant le plus souvent un handball proche de la perfection. Avec des leaders interchangeables, une défense toujours aussi solide orchestrée par Thierry Omeyer et Didier Dinart, et un état d'esprit irréprochable, les Bleus auront survolé les débats, prenant deux fois le dessus sur la Croatie tenante du titre, sur l'Espagne, la Russie et l'Islande, balayée en finale pour achever le chef-d'oeuvre. Seule la Pologne, lors du dernier match de poules sans enjeu, aura pu éviter la défaite, sans pour autant faire tomber ces Bleus. "Ce titre est mérité car nous avons réussi à développer notre jeu, à produire un super handball sur ces Jeux Olympiques", explique Nikola Karabatic. Cédric Burdet, blessé au dos en début de compétition avant de revivre en demie, puis en finale, n'en disait pas plus. "C'est l'histoire d'un groupe exceptionnel, cette équipe vit. C'est le couronnement de nombreuses années de travail."

Comme d'autres, l'arrière montpelliérain, dont la première sélection remonte à 1997, n'est pas loin d'arriver en bout de course avec cette équipe qui lui a apporté tant de joies, de souffrances aussi parfois. Olivier Girault est, jusqu'alors, le seul à avoir déjà annoncé qu'il se retirerait, lui qui coachera son équipe de coeur, le Paris Handball, la saison prochaine. Le capitaine, qui appartient lui aussi au groupe France depuis plus d'une décennie, ne s'inquiète pas pour l'avenir de cette sélection. "Cette équipe a encore beaucoup de choses à gagner", prédit-il. Certains des cadres d'aujourd'hui, Nikola Karabatic, Daniel Narcisse, Luc Abalo, Michaël Guigou, ont encore l'avenir devant eux, ce qui promet encore de bien belles années au handball français. En attendant, les « Experts » sont allés au bout "d'une belle aventure" comme se plaît à répéter Claude Onesta. Champions olympiques, ils le sont et le resteront toute leur vie. Le rêve est bien devenu réalité.

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