Un bronze qui vaut de l'or
Marie Delattre et Anne-Laure Viard ne cachaient pas leur joie, samedi, après avoir accroché la médaille de bronze en K2 500 m. Les deux Françaises ont terminé derrière l'équipage polonais Beata Mikolajczyk et Aneta Konieczna, alors que le titre olympique revient aux Hongroises Katalin Kovacs et Natasa Janic. "Cette médaille vaut tout l'or du monde", a expliqué Anne-Laure Viard, radieuse.
Marie Delattre et Anne-Laure Viard ont été très offensives (Reuters).
Un plaisir que les deux nouvelles bronzées ont longtemps eu du mal à trouver ensemble. Rivales dans les catégories de jeunes, Anne-Laure Viard et Marie Delattre, au caractère diamétralement opposé, s'associent définitivement en 2003, après quelques tentatives pas forcément fructueuses. Au début d'ailleurs, la sauce ne prend pas. En 2004 à Athènes, elles prennent une décevante 10e place. A partir de cette date, elles décident une première fois de mettre les bouchées doubles. La récompense survient dès 2005 avec un titre de vice-championnes du monde.
La rupture en 2006
Mais en juin 2006, dans la foulée de championnats d'Europe manqués, c'est la rupture. Pendant plusieurs mois, les deux jeunes femmes s'ignorent. Pour mieux se retrouver à l'automne. Démarrent alors un nouveau cycle de travail encore plus intensif. Marie Delattre la Nordiste et Anne-Laure Viard la Bourguignonne travaillent de concert avec Pékin en point de mire. En 2007, un nouveau titre de vice-championne du monde vient valider les premiers efforts accomplis.
Puis survient enfin la grande quinzaine olympique. Le bateau français se qualifie tranquillement pour la grande finale, où la concurrence est rude. "On a été très offensives, on est parti très vite et on a fait une bonne course, raconte Marie Delattre. Mon but, c'était juste de tirer ma pelle jusqu'à la ligne d'arrivée." La stratégie, culottée, finit par payer. Seules les intouchables Hongroises Katalin Kovacs et Natasa Janic, déjà championnes olympiques à Athènes en 2004, et les Polonaises Beata Mikolajczyk et Aneta Konieczna devancent les Françaises, ces dernières pour 3 petits centièmes. Le métal aurait donc être plus beau, mais le bronze suffit à ces filles définitivement réconciliées par leur bonheur commun.





Réussir
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