Invincibles Etats-Unis !
Les volleyeurs américains ont décroché l'or olympique dimanche en venant à bout du champion en titre brésilien,3 sets à 1 (20-25, 25-22, 25-21, 25-23) . Si le match fut disputé, la victoire des Etats-Unis est méritée après notamment un parcours sans faute dans le tournoi marqué d'aucune défaite. Surtout, Stanley, encore décisif pour les siens, et ses camarades ont dominé tous les secteurs du jeu.
Troisième titre olympique pour les Etats-Unis après ceux de 1984 et 1988 (Reuters).
Au vu des derniers résultats, le triomphe des Américains n'est pas une surprise. Il y a quelques semaines encore, ils avaient remporté la Ligue mondiale à Rio en s'offrant un succès de prestige devant le Brésil (3-0), lauréat de 2003 à 2007, et encore favori cette année surtout à domicile. Ça sentait bon la revanche, donc, dans le Capital Gymnasium mais ce sentiment bien naturel n'aura pas suffi à Giba et ses camarades, légèrement inférieurs à leurs adversaires et ce, dans tous les compartiments du jeu.
Giba passe à côté
Sévèrement battus en demi-finale de la Ligue mondiale, les Brésiliens se sont mieux défendus cette fois-ci, s'inclinant 3-1 et nourrissant pas mal de regrets. Idéalement lancés par le gain du premier set suite à une attaque gagnante d'André (20-15), les tenants du titre allaient brusquement se mettre à la merci de la puissance d'une formation américaine déjà sur de bons rails en début de deuxième manche (4-0 puis 8-1). En panne totale d'inspiration pour contrer son adversaire, le Brésil mettra tout de même le doute dans la tête des volleyeurs en recollant au score, 15-17, après trois contres d'affilée sur des services de Marcelinho. Hélas pour les Sud-américains, cette série prendra fin notamment sur des erreurs inhabituelles de Giba, la star auriverde, qui voyait son smash hors limite (15-20).
La frustration prendra alors un peu plus de consistance quand revenus une nouvelle fois sur les talons des Américains (20-21), les Brésiliens subissaient la foudre Clayton Stanley. Meilleur marqueur et serveur du tournoi avant la finale, ce dernier gagnait à lui tout seul le second set sur une nouveau smash (25-22). Une tendance encore observée dans la manche suivante (25-20) et cette réussite fuyante chez la meilleure équipe du monde alors que le bloc des Etats-Unis ne montait aucun signe de fébrilité.
On crut pourtant que cet ultime épisode nous offrirait un suspense brûlant en envoyant le Brésil au tie-break lorsque la « Seleçao » eut une balle de + 4 à 20-17. Mais le block américain fit une fois encore merveille devant les attaquants brésiliens. Et comme le symbole de cette finale, Giba sortait ses ballons au contraire d'un Stanley impérial. Rien d'étonnant alors qu'il donna le point du bonheur sur une dernière attaque (25-23).





Réussir
son footing
