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Disciplines
Le 22/08/2008 à 21:47 Propos recueillis par
Régis AUMONT
De Sports.fr
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Absalon: "Je me sens libéré"

Champion olympique à Athènes, Julien Absalon va remettre son titre en jeu ce samedi matin (à partir de 9h, heure française) à Pékin. Le Français, meilleur vététiste du monde, a connu une période délicate au printemps, en raison notamment de pépins physiques. Revenu à son meilleur niveau, le Vosgien est prêt pour viser une nouvelle médaille d'or aux Jeux.

Julien Absalon en quête du doublé à Pékin. (Reuters) Julien Absalon en quête du doublé à Pékin. (Reuters)
Julien, après un début de saison en fanfare, vous avez connu une baisse de régime, avec comme conséquence la perte de votre titre de champion du monde. A quoi l'expliquez-vous ?
Il y a eu un ensemble d'événements. Des chutes à répétition qui m'ont causé des blessures. Je me suis déplacé une vertèbre en Andorre, puis je me suis blessé au genou peu de temps avant le Mondial. C'était trop de pépins physiques pour espérer pouvoir défendre mon titre de champion du monde. J'étais vraiment diminué. Psychologiquement aussi car les résultats me fuyaient. J'étais entré dans une espèce de cercle vicieux.

N'a-t-il pas été trop difficile d'abandonner votre maillot arc-en-ciel après quatre années de règne ?
Si, ça a été dur à digérer. C'est une déception de perdre un maillot que je portais depuis quatre ans. Pendant la course, j'ai tout donné mais ça n'a pas suffi. Après, je me suis dit que je ne pouvais pas rester invaincu éternellement. Cela m'a aussi permis de me remettre en question. C'est un maillot qui est parfois dur à porter car il induit beaucoup de sollicitations et de la pression supplémentaire. Je me sens libéré de cette pression aujourd'hui.

Ces contre-performances vous ont-elles inquiété ?
Quand on est habitué à ce que tout roule depuis le début de sa carrière, le doute s'installe vite. Je n'avais plus de bonnes sensations à l'entraînement. J'ai été jusqu'à faire des analyses de sang. Avec du recul, j'ai compris que c'était inévitable de connaitre des périodes plus difficiles. C'est vrai qu'avant j'étais toujours passé au travers des pépins physiques. Ça m'a fait du bien car je me suis rendu compte que ça pouvait m'arriver. Je relativise plus désormais.

"Les Jeux d'Athènes ont sorti le VTT de l'anonymat en France"

Est-ce que cela vous a poussé à modifier votre préparation pour les Jeux ?
Oui, j'ai tout modifié. Dans mon programme initial, je ne devais pas aller courir au Canada avant Pékin. Après le Championnat du monde, j'ai pensé qu'il serait bien que je reste dans le bain de la compétition peu avant les Jeux. Donc, j'ai rajouté l'épreuve de Coupe du monde au Québec pour rester dans la bagarre et aussi parce que je voulais me rassurer avant les JO.

Vos deux victoires acquises au Québec sont donc tombées à pic ?
Oui. Je m'étais déjà rassuré en Coupe de France aux Orres puis lors du Championnat de France. Mais là c'était au niveau international. Je suis revenu à mon meilleur niveau. En plus les circuits étaient très exigeants. Ça m'a vraiment redonné confiance. C'était important pour moi parce que je voulais arriver bien physiquement mais aussi psychologiquement en Chine.

Quelles images gardez-vous de votre titre olympique d'Athènes ?
C'est mon plus beau souvenir sportif. J'ai ressenti des émotions incroyables. Quand j'y repense, j'ai l'impression que c'était un rêve.

Cela vous donne-t-il encore plus envie de revivre ces instants magiques ?
Oui, je suis peut-être encore plus motivé car je sais ce que ça procure de remporter la médaille d'or olympique. Je suis aussi plus mature et davantage conscient des enjeux. Les Jeux d'Athènes ont sorti le VTT de l'anonymat en France. Ça a permis à la discipline de se développer. Mon titre a eu un gros impact. On a la chance tous les quatre ans de faire parler de notre sport alors il ne faut pas laisser passer l'occasion.

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