Lyon, exact au rendez-vous ?
Convié en huitième de finale de la Ligue des Champions ces six dernières années, l'Olympique Lyonnais peut assurer la passe de sept, mercredi, à l'occasion de la visite de Liverpool au stade de Gerland. Vainqueurs à Anfield il y a quinze jours et auteurs du carton plein sur l'ensemble de la phase aller, les Gones n'ont besoin pour ce faire que d'un point. Une unité que les Reds, souvent miraculés et plutôt à leur aise en France, promettent de vendre chèrement.
Entre Insua et Govou, la bataille promet de faire rage sur la pelouse de Gerland. (Reuters)
Il y a deux semaines en effet, les Lyonnais ont eu le toupet de prendre d'assaut la citadelle d'Anfield, au prix d'un scénario renversant inspiré par le jeune Gonalons et ponctué par Delgado (1-2). Un véritable crime de lèse-majesté alors synonyme de deuxième revers de rang dans la compétition pour les hommes de la Mersey. Et la promesse d'un acte retour à double tranchant, entre match de la rédemption et match de la dernière chance. Aujourd'hui relégués à six longueurs de Rhodaniens qui comptent par ailleurs trois points d'avance sur la Fiorentina, les Reds n'ont en effet plus le moindre joker en stock. Et la situation est si critique que les hommes de Rafael Benitez ne peuvent raisonnablement pas se contenter d'un score de parité mercredi à Gerland.
L'OL ne veut pas en laisser une miette
A contrario, un simple match nul suffit dorénavant au bonheur des Gones. Du moins, à leur qualification pour les huitièmes de finale, une bonne habitude prise par le club du président Aulas depuis 2004. Pas question pour autant de jouer avec le feu, en tentant d'assurer ce qui pourrait apparaître tel un minimum syndical aux yeux du public lyonnais. "Il faut partir avec l'idée de faire un bon match et de l'emporter, préconisait Cris lundi en conférence de presse. L'OL ne sait pas calculer, en jouant seulement le nul par exemple." Et le défenseur brésilien de recadrer les ambitions de son équipe à l'heure où la seconde phase de la Ligue des champions semble quasiment acquise: "Le premier objectif, c'est la qualification. Ensuite, lorsqu'on sera qualifiés, on ira chercher la première place du groupe."
Privé de quart de finale par Manchester United en 2008 et le FC Barcelone en 2009 - soit les deux derniers lauréats de la C1 - après avoir laissé échapper cette position privilégiée qui lui paraissait promise, Lyon ne sait que trop désormais l'importance d'aller au bout de son effort en phase de poules. Ne serait-ce que pour se préserver d'un trop grand choc en huitièmes et avoir le privilège de recevoir en seconde instance. Un dessein pas tout à fait assumé encore - "il est un peu tôt pour viser cet objectif", estime Kim Källström - que Liverpool, soucieux de s'épargner une troisième défaite successive historique en Ligue des Champions, entend cependant contrecarrer de toutes ses forces. Autant que faire se peut...
Benitez 4 - France 1
Contraint de relever le défi lyonnais sans nombre de ses cadres, le club aux cinq C1 aura beau être orphelin de son capitaine pour l'occasion, un Steven Gerrard flanqué de 32 buts dans cette seule quête du graal continental, Rafael Benitez pourra toujours se plonger dans les archives récentes de son équipe pour trouver matière à galvaniser les Carragher et consorts. Sous la férule du stratège madrilène en effet, les Reds n'ont plus perdu en France depuis novembre 2004 et une escale sur le Rocher monégasque (0-1). Bordeaux (1-0), Toulouse (1-0) et Marseille, par deux fois (4-0 puis 2-1), ayant depuis lors subi le péril rouge sur leurs terres.
En outre, il y a tout juste deux ans, Liverpool avait su inverser une tendance plus critique encore, en passant de une à dix unités au terme de la phase retour des matches de poules. Rafael Benitez s'en souvient, et exhorte ses joueurs à en faire autant: "Nous avons déjà connu des débuts aussi difficiles par le passé. Or justement, nous devons tirer profit de notre expérience pour renverser la vapeur. Nous l'avons déjà fait alors nous pouvons croire en nous. C'est à ce genre de réaction que l'on reconnaît les grandes équipes !" A cela ou au fait d'obtenir sa qualification pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions dès la quatrième journée...






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