L'OM doit capitaliser
Deux semaines après s'être imposé en Suisse (1-0), Marseille reçoit ce soir le FC Zürich avec l'obligation de s'imposer pour rester dans la course aux huitièmes de finale de la Ligue des champions. Un succès permettrait en outre aux hommes de Didier Deschamps de se relancer au Vélodrome où ils n'ont plus gagné depuis le 19 septembre. De son côté, Bordeaux se déplace à Munich, décidé à faire un grand pas vers la qualification pour les huitièmes.
Deschamps et l'OM y verront-ils plus clair mardi soir ? (Reuters).
Un détail ? Sans doute pas totalement, car si les circonstances dictent en partie cette composition, elle est également le résultat des difficultés phocéennes en cet automne à trouver cohérence et régularité, obligeant du coup Didier Deschamps à souvent remanier son équipe alors qu'en début de saison, il semblait parti pour aligner les mêmes joueurs, notamment ceux qu'il avait réclamés à ses dirigeants. Le match nul concédé samedi dernier face à Toulouse (1-1) a une fois de plus confirmé que cet OM 2009-10 semblait encore en chantier, il a également constitué auprès de son entraîneur une importante piqûre de rappel avant une rencontre au Vélodrome face au FC Zürich qui, au moins sur le papier, semble la plus abordable de cette phase de poules de la Ligue des champions.
Lundi au moment de se présenter pour la traditionnelle conférence de presse de veille de match, «DD» n'a pas caché attendre une réaction d'orgueil de la part de ses joueurs, même s'il a refusé volontairement de charger une barque qui reste malgré tout au-dessus de la ligne de flottaison: "Le résultat de samedi est négatif pour nous. Ce n'est pas une question de révolte. Je ne me pose pas la question de savoir si les joueurs se sentent concernés. Si ce n'est pas le cas, ce serait dramatique. Les joueurs étaient déçus après Toulouse mais le haut niveau implique de basculer très vite sur le match suivant."
Challandes: "On connaît l'impatience des supporters et ça peut devenir intéressant"
Un discours assez récurrent depuis le début de la saison chez Didier Deschamps qui ne cesse d'évoquer le "haut niveau" d'une Ligue des champions que ses troupes ont mal abordée, avec deux revers initiaux face à l'AC Milan (1-2) et à Madrid (3-0), mais dans laquelle ils gardent toutes leurs chances à condition de franchir une nouvelle fois l'obstacle suisse, puis de réaliser un exploit à San Siro et/ou au Vélodrome contre le Real. La première étape passe donc par Zürich ce soir dans un stade Vélodrome qui n'a plus assisté à une victoire de ses protégés depuis le 19 septembre et la venue de Montpellier en Ligue 1 (4-2).
Et comme l'équipe suisse a jusqu'ici pris ses trois points en déplacement, à Milan (1-0), sans doute plus à l'aise lorsqu'il s'agit de jouer le contre face à des adversaires présumés supérieurs que lorsqu'il faut faire le jeu, les Olympiens ont tout intérêt à se méfier, ce que rappelle d'ailleurs Didier Deschamps: "On l'a vu à l'aller, Zürich est bien organisé avec une bonne présence athlétique. Il y a plus de concentration et de détermination chez eux pour les matches de Champions League. Ils ont d'ailleurs fait une grosse performance à Milan. Nous sommes dans l'obligation de faire le jeu, d'aller chercher le résultat et de confirmer la victoire arrachée là-bas il y a quinze jours. On joue notre avenir européen."
Pour cela, l'OM va devoir trouver des solutions pour contourner un bloc suisse qui vient avant tout pour ne pas perdre, conscient de ne pas jouer a priori dans la même cour que son rival, même si le succès remporté à Milan montre que les Helvètes peuvent surprendre, eux qui savent très bien à quoi s'attendre au Vélodrome: "Nous sommes mieux à l'extérieur mais jouer au Vélodrome n'est pas un avantage pour nous, explique l'entraîneur Bernard Challandes. Il faut rester réaliste, il va y avoir une très grosse pression. Cela peut le devenir si on tient le coup sur le début de la rencontre. On connaît l'impatience des supporters et ça peut devenir intéressant". En quelques mots, le technicien suisse donne la feuille de route à ses joueurs: faire le dos rond en début de match, espérer que l'impatience gagne les rangs adverses et finisse par faire déjouer l'OM.
De son côté, Didier Deschamps a lui aussi bien étudié son affaire, confiant à propos des Zürichois: "Il faudra attaquer mais être patient aussi car il y a, à Zürich, de bons joueurs, rapides en attaque comme Alphonse ou Vonlanthen. Au milieu, il y a de bons joueurs techniques avec Djuric, Gajic, Margairaz. Ils ont gagné à Milan, ce n'est pas rien. Ils ont eu la réussite de marquer et ils ont défendu intelligemment. On ne gagne pas un match comme ça par hasard." Bref, c'est certainement une bataille tactique qui attend deux formations aux objectifs différents cette saison en Ligue des champions, mais qui pourraient finalement se retrouver concurrentes pour la troisième place qualificative pour les 16e de finale de la Ligue Europa...






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