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Le 11/02/2009 à 12:00 Par Yannick SAGORIN
De Sports.fr
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La Fifa prépare sa révolution

Conservateur dans l'âme, l'International Board, le fameux organe de la Fifa garant des lois du jeu, est peut-être sur le point de se faire violence. En rendant public l'ordre du jour de leur assemblée générale du 28 février prochain, les gardiens du temple du ballon rond ont franchi un premier pas plein de promesses. Et si le football de demain se jouait avec la vidéo, davantage d'arbitres, une mi-temps allongée, quatre remplacements et des expulsions temporaires ?

La Fifa de Sepp Blatter est prête à parler vidéo, et plus encore... (Reuters) La Fifa de Sepp Blatter est prête à parler vidéo, et plus encore... (Reuters)
Ce n'est là qu'un ordre du jour mais le seul fait qu'il ait été rendu public avec une telle anticipation constitue déjà une petite révolution. Mardi soir, l'International Board a levé le voile sur les débats qui animeront son assemblée générale datée du 28 février prochain. Un menu d'autant plus savoureux quand on sait l'ultra-conservatisme de la plupart de ses membres. Composé des Fédérations anglaise, écossaise, galloise et nord-irlandaise, ainsi que de la Fifa, l'International Board, présenté comme le garant suprême des lois et de l'esprit du football, est en effet réputé pour freiner des quatre fers quand il s'agit de retoucher les préceptes originels de la discipline.

Pourtant chacun des points qui sera abordé par l'assemblée générale dans quinze jours est susceptible de changer la face du ballon rond. Particulièrement frondeuse, la Fédération écossaise a ainsi suggéré de porter à quatre le nombre de remplacements autorisés au cours d'un match, en cas de prolongation. Justifiant cette proposition d'amendement par "l'augmentation du nombre de matches" et les "efforts afférents demandés aux joueurs." Une audace relayée par la Fifa-même, laquelle a émis le souhait de voir la mi-temps étendue de 15 à 20 minutes. A l'origine de cette idée, un constat: la distance, pour ne pas dire l'éloignement dans les enceintes modernes, entre les vestiaires et le terrain. On pense notamment en France à l'interminable couloir du stade Chaban-Delmas, à Bordeaux. L'un des plus longs d'Europe avec sa bonne centaine de mètres à arpenter.

Mais tout le sel de cette AG qui se tiendra à Newcastle résidera à n'en pas douter dans les questions affleurant à l'arbitrage. Sur la base des expérimentations réalisées en automne dernier dans le cadre de tournois de jeunes, à Chypre notamment, le Board se penchera sur le sujet des arbitres assistants supplémentaires. A l'avenir, le sifflet central pourrait être épaulé non pas par deux mais par quatre confrères, les deux renforts se focalisant sur les seules surfaces de réparation. Dans le même registre, la technologie vidéo destinée à déterminer le franchissement ou non de la ligne de but sera évoquée le 28 février prochain. Comme la plus improbable proposition d'adopter le principe de l'expulsion temporaire, éprouvé dans d'autres sports. Une série d'amendements révolutionnaires qui, soumise au vote, est encore loin cependant d'être inscrite dans le marbre. A raison d'une voix par fédération britannique et de quatre suffrages alloués à la Fifa, chaque suggestion ne peut être adoptée qu'à la majorité des trois quarts.

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