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Equipe de France
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Une défense à construire

L'équipe de France va disputer bien plus qu'un match amical, mercredi au Stade de France face à l'Uruguay. Car beaucoup de joueurs ont le sentiment que des places sont à prendre. C'est notamment le cas au sein d'une défense tricolore qui se cherche encore. Charge à Rod Fanni, Philippe Mexès, et peut-être Hugo Lloris, de profiter de cette opportunité de marquer des points.

Gallas et Evra feront partie d'une défense particulièrement regardée. (Maxppp) Gallas et Evra feront partie d'une défense particulièrement regardée. (Maxppp)
Raymond Domenech ne pense qu'à la Coupe du monde en Afrique du Sud. Il sera sans doute heureux de constater que ses joueurs ont tous très envie de lui poser de gros problèmes. Certes, l'heure des choix et les casse-têtes qui vont avec semblent encore lointains mais la volonté d'intégrer le groupe France n'a jamais semblé aussi pressante. Des envies qui collent en fait assez bien avec la sensation que des places semblent à prendre.

"Dans l'équipe de France que j'ai connue par le passé, avec des Lilian Thuram ou Laurent Blanc, la hiérarchie était claire et les places n'étaient pas à prendre. Aujourd'hui, s'il y a un pilier sur lequel on peut compter, c'est William Gallas. Pour le reste, chaque poste est vraiment disputé entre deux, trois, voire quatre joueurs...", argumente un Mikael Silvestre qui fait son grand son retour dans le groupe à l'occasion de cette rencontre face à la Celeste.

Gallas vote Abidal plus que Mexès

Un onze de départ dont le Gunner ne fera sans doute pas partie. En revanche, Hugo Lloris semble avoir toutes les chances de montrer tout son talent dans les buts tricolores à la place d'un Mandanda, qui de son propre aveu, vit une période délicate. Par ailleurs, Rod Fanni va bénéficier à plein des blessures de Sagnol, Clerc et Sagna. "C'est toujours un plaisir de venir et de répondre à une attente. Que ce soit par choix ou en raison de blessures, c'est une chance à exploiter et je le ferai sans état d'âme", explique le Rennais.

De son côté, Gallas a exprimé une nette préférence pour une association avec Abidal. "Tout le monde attend une charnière centrale Gallas-Abidal mais on n'a été alignés que deux fois ensemble: contre l'Italie à l'Euro et Eric a rapidement été expulsé, puis face à la Serbie. Maintenant, les blessures et les suspensions ne nous ont pas aidés... Eric et moi, nous sommes compatibles, mais nous n'avons pas encore pu le prouver", a-t-il plaidé. Mexès, qui devrait avoir une nouvelle chance face à l'Uruguay, appréciera sans doute d'autant moins que, questionné sur le Romain, Gallas a répondu: "Il peut jouer aussi. Mais, depuis quelques temps, tout le monde attend Gallas-Abidal. Si l'un de nous deux n'est pas bon, est suspendu ou blessé, alors Phillipe sera là."

Une attaque de feu

Des envies de jouer que nourrissent également Gourcuff ou encore Nasri. Le Bordelais s'est imposé en l'absence du Gunner. Mais les opposer n'est pas une évidence dans la mesure où Gourcuff est un axial pur tandis que Nasri peut aussi jouer à gauche. "Vous voulez savoir s'ils seront titulaires ? On peut tout imaginer : qu'ils jouent ensemble ou même qu'ils se retrouvent tous les deux sur le banc", a ironisé Domenech en conférence de presse. Il y a fort à parier que seul Gourcuff sera titulaire. Son association avec Ribéry à droite et Henry à gauche ayant fait des ravages, ce trio étant placé derrière l'homme en forme du moment: Nicolas Anelka. Un potentiel offensif particulièrement affûté et qui possède assurément de solides arguments.

Face au rugueux uruguayens, Raymond Domenech aura l'opportunité de continuer à tirer de précieux enseignements pour la suite des événements. Le sentiment qu'il n'existe plus réellement de joueurs indéboulonnables possède assurément un puissant pouvoir d'attraction. Il ne reste plus au sélectionneur qu'à profiter de cette saine émulation.

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