Gomis en mission
Objet de toutes les convoitises en cette fin de saison et courtisé par plusieurs clubs de Premier League, où sa cote est importante, Bafétimbi Gomis laisse planer le doute quant à son avenir alors que l'ASSE est à la lutte pour une possible première qualification européenne depuis... 1982. Auteur de 14 buts en Ligue 1, l'attaquant des Verts semble en tout cas dans de toutes autres dispositions que l'été dernier marqué par son clash avec les dirigeants stéphanois. Le Franco-Sénégalais, s'il part, veut le faire en beauté.
Gomis pourrait rester fidèle aux Verts en cas de qualification européenne. (Reuters) Aujourd'hui, avec à son bilan en Ligue 1, un total de 24 buts inscrits en 63 apparitions sous le maillot des Verts depuis l'été 2006, Gomis a acquis un certain statut qui tend vers celui de valeur sûre du championnat de France. Une régularité qui ne passe évidemment pas inaperçue à l'étranger, et particulièrement de l'autre côté de la Manche, où sa vitesse et son jeune âge, feraient saliver Bolton ou Newcastle, mais aussi en France, où Marseille, par la voix de Pape Diouf, a déclaré son intérêt: "Il n'est pas le seul, mais on le suit. C'est évident qu'il nous intéresse." Reste que son président, Bernard Caïazzo, même pour 15 millions d'euros, ne veut rien entendre. Sous contrat jusqu'en 2011, Gomis n'a pas de bon de sortie.
Gomis: "Il n'y aura pas de bras de fer..."
Une situation de blocage qui n'a rien de nouveau. On se souvient en effet que l'été dernier, le feuilleton Gomis avait tenu en haleine les supporters stéphanois, l'attaquant n'ayant pas hésité alors à aller au clash avec ses dirigeants en s'entraînant à l'écart du groupe sous la conduite d'un préparateur physique privé! Mais alors que le ressort semblait cassé, Gomis, revenu à de meilleures intentions grâce à une prolongation et une augmentation, rentrera dans le rang pour le bonheur de son entraîneur, Laurent Roussey, et de l'ASSE aujourd'hui en lice, à deux journées du terme de la saison, pour une historique qualification européenne dont le club pourrait se rapprocher un peu plus ce week-end à la faveur d'une victoire au Parc des Princes face à un PSG aux abois.
A l'heure des choix, le Franco-Sénégalais, qui peut prétendre à porter un jour le maillot de l'équipe de France - il a refusé les sollicitations des Lions de la Teranga avant la dernière CAN et reçoit les préconvocations de la FFF - semble adopter une position moins extrême, plus mature, diront certains. A l'issue du match nul (0-0) concédé le week-end dernier face à Lille, Gomis affichait des sentiments plus apaisés lorsqu'il évoquait son attachement au club et à son entraîneur. Un Laurent Roussey dont le maintien la saison prochaine serait un premier point susceptible de retenir l'avant-centre, dont la nouvelle sagesse lui conseillerait d'y réfléchir à deux fois avant de rejoindre un club anglais de second plan plutôt que de mûrir à l'ombre de Geoffroy-Guichard avant un départ vers un club plus huppé. Et Gomis de prévenir: "En tout cas, il n'y aura pas de bras de fer." Nul doute que la présence la saison prochaine des Verts en Coupe de l'UEFA serait un autre atout dans la manche de l'ASSE pour retenir une saison de plus sa perle offensive. Raison de plus pour enflammer le Parc samedi...
(*) La dernière apparition des Verts sur le front de l'Europe remonte à la saison 1982-1983. Cette saison-là, l'ASSE s'incline en 16e de finale de la Coupe de l'UEFA face aux Bohemians de Prague (0-0, 0-4).






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