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Tour d'Italie
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Le 01/06/2008 à 17:43 Par Thomas PISSELET
De Sports.fr

Contador met fin à l'hégémonie

Invité sur le Tour d'Italie une semaine avant le départ, Alberto Contador a relevé le défi de mettre un terme à onze ans de domination transalpine dans l'épreuve. Le coureur espagnol de la formation Astana a conservé son maillot rose, ce dimanche, lors de la 21e étape, un contre-la-montre de 28,5 kilomètres jusqu'à Milan remporté par Marco Pinotti.

Alberto Contador a flingué ses détracteurs sur le Tour d'Italie. (Reuters) Alberto Contador a flingué ses détracteurs sur le Tour d'Italie. (Reuters)
C'est une petite révolution qui secoue le Tour d'Italie. Depuis 1996 et le succès du Russe Pavel Tonkov, Alberto Contador est le premier coureur "étranger" à terminer le Giro avec le maillot rose de leader au classement général sur les épaules. L'Espagnol de la formation Astana, en tête à l'issue de la quinzième étape, a conservé son bien jusqu'au bout du contre-la-montre de dimanche, avec au final 1'57'' d'avance sur Riccardo Ricco et 2'54'' sur Marzio Bruseghin.

Amer de sa deuxième place, l'Italien de la Saunier Duval, moins à l'aise dans l'exercice que son adversaire, savait déjà que tout était joué la veille, à l'arrivée de la 20e étape. "Si j'avais eu une grande équipe, c'est moi qui serais en rose, pas Contador", avait-il affirmé au micro de la RAI. Il est vrai que le vainqueur du dernier Tour de France bénéficiait avec Astana d'un réservoir de coureurs plus complet à sa disposition que Ricco. L'Italien pourra néanmoins se consoler avec le maillot blanc du meilleur jeune. Mais la performance de Contador est tout de même à souligner.

L'Espagnol, comme le reste de son équipe, a été invité sur les routes de ce 91e Giro à la dernière minute, une semaine avant le départ. Sans réelle préparation et avec une partie du monde du cyclisme à dos, dont Amaury Sport Organisation, l'organisateur des grands tours, entre autres, le leader d'Astana est apparu nettement plus affûté que ses concurrents. "Si notre formation avait pu préparer le Giro en s'y consacrant, ça aurait été encore plus souligné. Aujourd'hui, par exemple, on aurait pu avoir trois ou quatre coureurs devant...", confirme-t-il.

Quinze ans après Indurain...

A force de résister aux assauts de Riccardo Ricco, Danilo Di Luca ou Marzio Bruseghin, notamment dans les étapes en reliefs, Contador a fini par tous les dégoûter. Sa victoire est donc entièrement méritée. "Alberto a contrôlé la course, a eu une équipe exceptionnelle et n'a pas eu peur dans l'ascension du Mortirolo", résume Emanuele Sella dans les colonnes de la Gazzetta dello Sport. Vainqueur de trois étapes de montagne en solitaire, l'Italien, maillot vert haut la main, sait parfaitement de quoi il parle.

Avec quatre secondes d'avance sur Ricco avant le départ à Cesano Maderno, ce dimanche, Contador n'avait pas vraiment besoin de s'inquiéter, à moins d'un gros imprévu. Car le contre-la-montre qui arrivait à Milan, finalement remporté par Marco Pinotti (High Road) en 32'45'', n'est pas pour lui déplaire. L'Ibère a ainsi assuré l'essentiel, terminant à la onzième place du jour et prenant au passage 1'53'' à Ricco. Tony Martin (à 7'') et Mikhail Ignatiev (à 10'') complètaient le podium de cette 21e et dernière étape.

Alberto Contador, les bras au ciel, réalise donc un improbable doublé Tour de France 2007-Tour d'Italie 2008. Il devient, après Miguel Indurain (1992, 1993), le second coureur espagnol à inscrire son nom au palmarès du Giro.

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