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Tour d'Italie
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Le 11/05/2008 à 17:48 Par Régis AUMONT
De Sports.fr

Ricco annonce la couleur

Cité parmi les favoris à la succession de Danilo Di Luca, Riccardo Ricco a déjà montré, dimanche lors de la deuxième étape du Giro, qu'il était très affûté. Très costaud dans l'ultime ascension, sur les hauteurs d'Agrigente, le chouchou du public italien a fait la différence dans les derniers mètres pour coiffer sur la ligne d'arrivée un certain Di Luca et Davide Rebellin. Christian Vandevelde, qui a lâché prise dans le final, n'aura lui été qu'un maillot rose éphémère puisqu'il a cédé sa tunique à Franco Pellizotti pour... une seconde.

Riccardo Ricco n'a pas manqué son premier objectif de ce 91e Giro. (Reuters) Riccardo Ricco n'a pas manqué son premier objectif de ce 91e Giro. (Reuters)
Riccardo Ricco avait annoncé avant même le départ de la deuxième étape, disputée entre Cefalu et Agrigente, là même où Luc Leblanc était devenu champion du monde en 1994, que le final arpenté convenait très bien à ses qualités de puncheur. Une habitude pour cet Italien de 24 ans connu depuis qu'il s'est révélé sur les routes de Tirreno-Adriatico l'année dernière pour ne pas avoir la langue dans sa poche. Force est de constater que le natif de Sassuolo a joint, dimanche, l'acte à la parole. Dans les ultimes hectomètres d'une étape plutôt tranquille, dont le principal fait notoire aura été l'échappée du Français Jérémy Roy et du Suisse David Loosli pendant plus d'une centaine de kilomètres, le nouvel enfant terrible du cyclisme transalpin a montré pourquoi certains observateurs le voient dès cette année se mêler à la lutte pour la victoire finale.

Si le champion d'Espagne Joaquim Rodriguez était le premier à passer à l'attaque sous la flamme rouge sur la partie la plus pentue de l'ascension finale, le coureur Caisse d'Epargne ne pouvait rien à cent mètres du but lorsque la fusée jaune de Saunier Duval le débordait, suivi de Danilo Di Luca, Davide Rebellin, Franco Pellizotti et Paolo Savoldelli. Dans cet ordre, les cinq Italiens franchissaient la ligne d'arrivée juste devant l'Espagnol. Au lendemain du triomphe américain à Palerme, avec le succès d'équipe de Slipstream et le maillot rose pour Christian Vandevelde, les locaux ont repris la main dimanche. D'autant que Pellizotti, pour une petite seconde, a subtilisé la tunique de leader de Vandevelde, distancé dans les derniers mètres de l'ascension malgré une belle résistance (19e à 10 secondes).

Contador, Klöden et Menchov dans le coup

A 30 ans, le nouveau leader de l'épreuve, coureur originaire du Frioul au nord-est de la Botte, offre ainsi une bien belle récompense à sa formation Liquigas qui vise avec Vincenzo Nibali (8e à 8 secondes) une place au général à Milan. Parmi les autres coureurs à nourrir des ambitions d'ici l'arrivée en Lombardie dans trois semaines, les « étrangers » Andreas Klöden (10e à 8 secondes), Denis Menchov (17e à 10'') et Alberto Contador (18e à 10''), s'ils n'ont pas pu accrocher le wagon pour la gagne, ont donné quelques gages de garantie concernant leur condition physique.

Enfin, comment ne pas parler des malheurs de la formation Slipstream, pourtant à l'honneur la veille. En plus de la déception d'abandonner le maillot rose pour une petite seconde, les coureurs de l'équipe américaine ont perdu David Zabriskie. Victime d'une chute à une soixantaine de kilomètres de l'arrivée, le champion des Etats-Unis du contre-la-montre, tombé en compagnie d'autres coureurs au franchissement d'un passage à niveau, n'a pu reprendre la route et a été conduit vers l'hôpital afin de passer des radios. Deuxième au général ce matin, Zabriskie, qui souffre d'une fracture d'une vertèbre lombaire, a déjà dit au revoir au Giro.

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