Hamilton sur sa lancée
Déjà intraitable en essais libres sur la piste d'Hockenheim, Lewis Hamilton s'est adjugé ce samedi la pole position du Grand Prix d'Allemagne, devant la Ferrari de Felipe Massa et la McLaren de son coéquipier Heikki Kovalainen. Vainqueur il y a deux semaines à Silverstone, le pilote britannique s'élancera ainsi du haut de la grille pour la troisième fois de la saison.
Triomphant il y a deux semaines à Silverstone, Lewis Hamilton poursuit son ascension à Hockenheim. (Reuters)
Car partir en pole à Hockenheim est un avantage non négligeable: au moment du départ, le premier virage est un goulet pas facile à franchir sans casse. Cette pole, c'est la troisième de la saison et la neuvième de la carrière du pilote anglais. Comme souvent, elle s'est jouée au tout dernier moment. Ce fameux chrono de 1'15''666, Hamilton l'a réalisé dans son tout dernier tour. Quelques secondes auparavant, Massa venait de tourner en 1'15''859. Kovalainen avait sans doute les moyens de rivaliser, mais des erreurs l'ont empêché de faire mieux que le troisième temps (1'16''143).
Räikkönen à la peine
Alors qu'il restait un peu moins de cinq minutes dans la Q3 (la troisième et dernière partie des qualifications), "Kova" arrivait trop vite dans le Stadium et traversait le gravier avant de repartir. A deux minutes du drapeau à damiers, il repassait par son stand pour changer de pneus. Alors qu'il reprenait la piste, son équipe le prévenait par radio: "Tu te débrouillais très bien jusqu'à ce virage (où il est parti à la faute, ndlr). Reprends la même cadence et le chrono viendra". Mais dans le tout dernier virage, le Finlandais arrivait trop vite et mordait dans le bas-côté, se classant ainsi troisième, avec la sensation d'avoir loupé le coche.
Il partagera en tout cas la deuxième ligne avec Jarno Trulli. Avec son superbe 1'16''191 signé dans les dernières secondes, l'Italien relègue Fernando Alonso (1'16''385) en troisième ligne. Le double champion du monde devance de quatre petits millièmes un Kimi Räikkönen étrangement discret. "Iceman" a dû se battre avec l'adhérence de sa F2008 et a commis de petites erreurs.
Vettel à la fête
Pas moins de cinq Allemands courent en F1 cette année, tous ont donc envie de briller devant leur public. Et à ce jeu, c'est Sebastian Vettel qui gagne. Tout comme à Silverstone il y a deux semaines, le pilote Toro Rosso a hissé sa STR3 en Q3 et s'en tire avec un prometteur neuvième temps. Il fait mieux que son équipier Sébastien Bourdais, qui a pu aller en Q2 et sera quinzième sur la grille.
Les quatre autres représentants d'outre-Rhin sont derrière: Glock onzième, Heidfeld douzième, Rosberg treizième et Sutil dix-neuvième. Celui qui a de bonnes raisons d'être déçu, c'est certainement le pilote BMW, qui espérait poursuivre sur la lancée de sa superbe deuxième place de Silverstone. Chez Renault, Nelson Piquet ne doit pas être heureux non plus. Il n'a même pas franchi le cap de la Q1 et doit se contenter du dix-septième chrono. Aussitôt les vingt minutes réglementaires écoulées, il appelle son équipe à la radio pour dire qu'il a été gêné par Vettel.
Avec trois pilotes à égalité en tête du championnat (48 points pour Hamilton, Massa et Räikkönen) et un quatrième (Kubica) à seulement deux longueurs derrière, la moindre erreur en course risque de coûter cher. Les 67 tours à parcourir dimanche n'en sont que plus prometteurs...





Sébastien
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