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Tour de France
Le 22/07/2008 à 18:30 Par Thomas PISSELET
De Sports.fr
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Reçus cinq sur six...

Des six coureurs sous la minute avant la 16e étape du Tour de France, seul Christian Vandevelde a lâché les armes, mardi, entre Cuneo et Jausiers (157 km). Si bien que lors de la dernière journée alpestre, mercredi, les autres favoris devront se montrer s'ils ne veulent pas laisser la victoire finale à Cadel Evans, plus à l'aise sur le contre-la-montre prévu samedi.

Frank Schleck devra attaquer mercredi s'il veut conserver le Maillot Jaune. (Reuters) Frank Schleck devra attaquer mercredi s'il veut conserver le Maillot Jaune. (Reuters)
A trop retarder l'échéance d'une attaque qui, mardi, n'est jamais venue, Frank Schleck pourrait perdre son Maillot Jaune au pire des moments: dans la dernière ligne droite du Tour de France. Car le nom du futur lauréat sur les Champs-Elysées ne tient plus qu'à une inconnue. Qui saura faire la différence et mettre à distance convenable Cadel Evans, mercredi, lors de la dernière étape alpestre ? De la réponse à cette interrogation naîtra le prochain vainqueur.

L'Australien, en embuscade au général à 8'' du Luxembourgeois - l'Autrichien Bernhard Kohl étant toujours intercalé entre les deux hommes (à 7'') - possède au moins deux minutes de marge dans les jambes sur ses adversaires directs. Deux minutes qu'il devrait creuser, samedi, lors du contre-la-montre de Saint-Amand long de 53 kilomètres, exercice dans lequel Schleck, Kohl et Sastre ne font pas le poids. Mercredi, au sommet de l'Alpe d'Huez, ces trois-là devront donc s'être montrés offensifs, très offensifs même, s'ils veulent garder une chance d'enfiler la tunique du leader à Paris. Sans quoi, Evans bouclera la Boucle. A sa manière.

Encore faut-il qu'ils en soient capables. Vu la journée pénible de Schleck, pas spécialement dominateur dans les ascensions du Col de la Lombarde (2351 m) et de la Cime de la Bonette (2802 m), on est en droit d'en douter. Le coureur de la CSC et son coéquipier, Carlos Sastre, se sont contentés de rester scotchés à Cadel Evans, avec Kohl dans leur roue. Incapables de faire mieux. "On voulait sortir dans le haut du col (la Bonette) mais il y avait beaucoup de vent de face dans les quatre derniers kilomètres. On aurait gâché des forces, se justifie le Maillot Jaune. On va essayer de faire perdre le Tour demain (mercredi) à d'autres coureurs."

Evans attend son heure

Si Frank Schleck parle "d'autres coureurs", c'est que deux des six hommes sous la minute avant le départ de cette 16e étape, entre Cuneo et Jausiers (157 km), ont marqué le pas. Et c'est d'ailleurs là le seul vrai enseignement de cette journée. En premier lieu, l'Américain Christian Vandevelde a complètement lâché prise puisqu'il accuse désormais 3'15'' de retard sur Schleck. Les deux cols hors-catégorie au programme ont été fatals à ses ambitions de podium. Le Russe Denis Menchov, lui, a perdu bêtement 34'' dans l'ultime descente, et pointe donc à 1'13'' du leader. Un coup dur pas si insurmontable puisque le leader de la Rabobank, que beaucoup d'observateurs voient triompher à Paris, peut s'appuyer sur de solides capacités de rouleur, qu'il tentera de faire valoir lors du chrono.

Cet écrémage, logique après l'accumulation des efforts, reste tout de même assez léger. Avoir encore, à la veille de l'ultime étape de montagne, cinq coureurs susceptibles de gagner le Tour et quatre qui se tiennent en seulement 49 secondes, tient de l'inédit. A ce petit jeu de cache-cache, avec plus que deux étapes pour réellement faire la décision, le Maillot Jaune est sur de frêles épaules. Il ne demande qu'à changer de mannequin. Dans l'ombre de la CSC, qui pourtant en impose en montagne, Evans assure. Certain de son pouvoir d'attraction sur le contre-la-montre, il attend son heure. Serein. Une tactique qui pourrait lui sourire.

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