L'Asvel s'attend au pire
Malgré son succès timide contre Poitiers (62-54), ce week-end en Pro A, Villeurbanne ne s'est pas rassuré avant d'accueillir Sienne, mercredi soir, lors de la 3e journée d'Euroligue. L'Asvel, qui a perdu ses deux premiers matches sur la scène européenne, n'a pourtant plus trop le choix si elle veut toujours se hisser au Top 16. L'un de ses objectifs en début de saison.
Bobby Dixon va se frotter à une pointure, Terrell McIntyre. (Maxppp)
A l'issue de la victoire de ce week-end, le coach villeurbannais a donc encore tenu à mettre ses joueurs en garde. "Il ne faut pas se voiler la face, en jouant de la sorte, on en prendra 50 mercredi contre Sienne..., avoue-t-il sans détour dans les colonnes du Progrès. Peut-être que la peur d'en prendre une déclenchera un déclic salutaire." Sienne n'est pas n'importe qui sur l'échiquier continental, mais une équipe rompue au Top 16, qualifiée pour le Final Four en 2008, championne d'Italie et qui, avec Barcelone, fait figure d'épouvantail dans le groupe A de l'Euroligue, où l'Asvel n'a toujours pas débloqué son compteur.
Collet: "Je vois bien que certains commencent à courber l'échine"
Le rapport de forces n'indique rien de bon. Et alors que la "Green Team" avait annoncé en début de saison vouloir viser les huitièmes de finale, elle se dirige droit vers une fin de compétition anticipée. Du moins si rien n'évolue rapidement. "Il s'agit d'un problème individuel. On ne peut pas être dans la tête de chacun... Je vois bien que certains commencent à courber l'échine", constate avec inquiétude Vincent Collet, sans autre certitude qu'une défense redevenue compacte avant de recevoir les Italiens à l'Astroballe, pour cette troisième journée d'Euroligue. La blessure à une main de Curtis Borchardt, recrue star de l'été, n'arrange rien.
Reste à savoir comment Victor Samnick, joker médical, va s'adapter au collectif des Verts. Et comment Bobby Dixon, branché sur courant alternatif depuis son arrivée du Mans, va négocier son duel avec le meneur du Montepaschi, Terrell McIntyre, une pointure à ce poste. Malgré tout, Vincent Collet veut y croire. "On n'a pas vu cette équipe sur sa juste valeur, note-t-il. Il faut chasser le doute qui l'anime actuellement et on jugera après. On avait perdu 23 ballons à Orléans, là 24 (contre Poitiers), il faut absolument corriger cette donnée." Contre un géant d'Europe, ça ne pardonnera pas.






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